Chemins abrupts

Le fin sabot des petites chèvres
noires, pupilles fendues, contient
des millénaires de chemins abrupts,
ongles cassés sur les pierres pointues.

Fuir les loups, les éclairs de l’orage,
tandis que les nuages s’amoncèlent,
accrochés aux sommets lunaires,
soudain crevés par d’invisibles pics,

les cris déchiquetés du vent,
des montagnes hérissées de
hêtres et de pins étouffés,
dans la moiteur de l’humus.

Le cri, cet ancêtre du chant, tombe
au cœur du silence, inutile brûlure,
je n’oublie rien, tu sais, des mots
jetés au ciel, aux oiseaux affamés.

28 02 16. Épiphanies 7 (wip)

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